Durant des années j'ai bâti patiemment un rêve, celui d'un gamin qui désire réaliser le tour du monde à vélo. Le 7 mai 2012 je pose mes roues sur le sol canadien, il est temps de le vivre car les rêves sont faits pour être vécus avec les yeux grands ouverts. C'est le début d'une longue et belle chevauchée autour du monde en plusieurs escales.

De l'Océan Arctique, traversant les montagnes Rocheuses, passant les déserts mexicains, franchissant les jungles de l'Amérique Centrale, le cap toujours plus au Sud vers le Cap Horn je remplis toujours plus mes sacoches de souvenirs à chaque fois que je traverse un pays. Cette soif d'aventure m'amène à découvrir des paysages, des cultures, des peuples incroyables,mais ce voyage à travers les continents ne pourrait être extraordinaire sans une grande aventure humaine:
Une aventure humaine qui s'appelle :
PLAN INTERNATIONAL.

La fondation PLAN INTERNATIONAL est une ONG mondiale qui lutte pour construire et apporter un meilleur futur à des enfants dans des pays en développement. Pour moi aider un enfant aujourd'hui c'est changer son futur. Car eux sont l'avenir et donner du rêve à un enfant ne coûte rien mais son sourire n'a pas de prix.
Je me suis dit si j'ai la chance de vivre mon rêve pourquoi pas soutenir cette cause. Mon soutien reste simple, il consiste à promouvoir les actions de PLAN INTERNATIONAL sur le terrain par le biais des médias et de collecter des dons via la vente de mes autocollants dont je reverse tous les bénéfices afin de réaliser des actions auprès des communautés de PLAN INTERNATIONAL.

Cette aventure autour du globe porte le nom de la Petite Rose des Vents et via ce blog je vous invite à en vivre son histoire.

lundi 11 janvier 2016

Ascension a la frontiere Bresilienne ( 53 850 km)

Mon marathon pour PLAN vient de s'achever. Ce fut une expérience incroyable mais éprouvante et j'ai besoin de me poser un peu à Ascension pour récupérer un peu avant d'entamer la seconde partie de mon voyage. Pour cela mon ami Horacio m'aidera beaucoup en m'accueillant chez lui.
Plus de 7000 kilomètres depuis que j´ai quitté Lima. C'est normal que le vélo commence à fatiguer, il faut dire qu´avec les pistes que je prends cela accélère l´usure des pièces....
mais mon ami Nelson me mettra son magasin à disposition.


Nous sommes le 24 décembre il fait 32 degrés á l extérieur. C'est avec la famille de mon ami Horacio que je passerai Noel.  

Il est de temps de reprendre mon voyage, je quitte Ascension direction le Sud.

Ici, au Paraguay on prévoit des balais pour les nains et les géants !!!

"CHIENS SAUVAGES, LE PROPRIETAIRE EST PIRE!!!!!" euh je n'ai pas l'intention d'y mettre un pied!!!

Sur le bord de la route c'est l'époque des citrons, parfait pour donner du goût à l'eau dont je consomme quotidiennement 5 à 6 litres!!!!.


Fin de journée, je m'écarte de la route pour atteindre un bosquet où je passerai la nuit.

Une bonne partie de la route qui descend vers le Sud est asphaltée

mais rapidement je vais la quitter pour une piste qui s'enfonce au coeur du Parc National d'Ibicui ....

où rivières et cascades coulent.

Salto Mina.

Salto Guarani.

Besoin de calories. La Chipa est tout ce qu'il me faut. C'est une pâte de farine de maïs, fromage, beurre et du sel. Ca tient au corps!!!


Suite à un problème de pédales je suis de retour à Villarica, où j'y rencontre la famille de Jean Louis, un français qui vit au Paraguay avec sa famille depuis plusieurs années. Encore une belle rencontre.

Caazapa, dernière ville avant 200 kilomètres. Je ne peux résister à l'odeur d'un asado....

il vaut mieux prendre des forces car ce qui m'attend c'est....

çà !!! de la boue !!! parfois liquide, parfois collante, parfois glissante!!!

Une violente tempête orageuse vient d'éclater et je me trouve bloqué en plein milieu du Paraguay. J 'ai deux options soit faire demi-tour et effectuer un détour de 250 kilomètres ou continuer cette piste que l'on m'annonce terrible!!!

La première partie est boueuse et glissante mais j'arrive à maintenir le cap.

Je souris encore en voyant un joli travail des termites.

Le réveillon du 31 décembre, je le passerai au sec sous l'avancée du toit d'une école à Buena Vista....

Je n'ai pas trouvé d'huîtres et de foie gras alors au menu ce soir pâtes au fromage!!!!!

Il aura plu toute la nuit et la piste sera juste un peu plus boueuse.

Glissades, chutes, il est très dur de progresser dans le bourbier mais je n 'ai pas d'autre choix que de continuer.

La pire des boues est celle qui colle comme du plâtre.

Tous les 2 mètres je suis obligé de débourrer la boue!!!!

pour effectuer une ascension de 100 mètres il me faudra 20 minutes!!!!!

Heureusement les traversées de villages sont un peu plus sèches ...

et les villageois me prêtent un tuyau d'arrosage pour retirer les kilos de boues!!!!

On m' a toujours dit que les bains de boue sont bons pour la peau.

En plus de 3 ans de voyage depuis le Canada je n 'ai jamais connu une piste comme celle-là. Normalement pour effectuer    90 kms il me faut moins d'une journée mais là je mettrai deux jours complets!!!
Après Yuti, la piste redevient sèche même si l'on me dit qu'elle est mauvaise mais pourquoi c'est parfait.

Un peu plus tard, je retrouverai avec satisfaction l'asphalte au milieu des prairies.


La chaleur écrasante est revenue et ferais bien comme elles!!!! me mettre à l'ombre!!

De nouveau je reprends les pistes coloradas.....

 à travers les immenses champs de soya....
dont le Paraguay est un immense producteur. La majeure partie des terres agricoles appartiennent aux brésiliens et Argentins. Le Paraguay et ses ressources sont les convoitises des pays voisins.

La Mission Jésuite de Tavarengue

Les Missions Jésuites furent construites au XVI et XVII siècles afin d'évangéliser de manière pacifique les indiens guaranis.

De petites villes bâties autour de l'église furent construites c'est que l'on appelle : "les réductions"

Les espagnols évangéliseront 140 000 guaranis mais devant le pouvoir trop important des Jésuites, l'église espagnole les expulsera du continent et les Réductions furent abandonnées.

L'Art Baroque domine les édifices.

Mission de Trinidad del Parana



Après cette boucle dans le Sud je monte vers Ciudad del Este où je passerai la frontière.


Il n'y a pas beaucoup de villages mais tout au long de la route il y a des maisons isolées dont certaines font offices d'épicerie.

Parfois je traverse des zones où règne la pauvreté extrême, des baraques de tôles, de bâches!!!!

Je me rappellerai longtemps des fourmis paraguayennes!!!

Ma dernière nuit sous la tente au Paraguay. Ne trouvant pas de place où camper Panta m'ouvrira les portes de sa maison pour y passer la nuit.

Le lendemain j 'effectuerai le dernier tronçon pour me rendre à Ciudad del Este,



Je laisse la derrière moi. Une ville où l'on parle en dollar car il y a encore peu, c'était la troisième ville mondiale pour les achats commerciaux légaux ou illégaux !!!! Ici il y a tous les types de commerces ceux des biens et des produits; il y a aussi tous les trafics de drogues, prostitutions, enfants etc
Avant de franchir la frontière, je troque mes guaranis contre des reals brésiliens.
Je franchis le pont de l'Amistade qui enjambe le fleuve Parana pour rentrer....

au Brésil.

Après avoir passé plus de six semaines au Paraguay, je franchis une nouvelle frontière et pour la troisième fois j'entre au Brésil. Une fois de plus mes sacoches s'alourdissent de souvenirs incroyables. Même si la météo fut très éprouvante durant ces 6 semaines avec des chaleurs extrêmes, des pluies torrentielles, des pistes défoncées, ce qui m'aura plu le plus dans ce pays c'est l'accueil que j'y aurai reçu chaque jour. Un accueil super chaleureux, toujours prêt à m'aider, à m'ouvrir leur porte pour y passer la nuit, à m'offrir un repas. Le Paraguay est synonyme d'hospitalité et de joie de vivre. Rohaihu Paraguay!!!! (je t'adore Paraguay)


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